samedi 15 mars 2008
Paradise... ?
Par moments je me perds.
Je ne sais plus pourquoi je me bats.
Encore et toujours cette question, qui revient en cycle comme la marée avec la lune: ''Quelle est la mission?''.
Pourquoi construire? Pourquoi arrêter de me détruire? Quel but? Dans quelle direction?
Puisque le doute m'assaille sans cesse... A quoi bon faire taire la peur, puisqu'elle revient toujours.
Toi tu es là, dans notre lit, et tu t'endors en murmurant que tu m'aimes. Et je m'échappe de tes bras, en ravalant mes sanglots et fuyant ton étreinte.
Parce que je n'assume pas le bonheur.
Parce qu'il y a toujours cette part d'ombre qui me rattrape et qui me rappelle que je n'ai pas pleuré toutes mes larmes et que je ne suis pas sortie de ma problématique égoïstico-maso-jesaispasquoi.
Et toi, mon amour, tu es si patient, si optimiste... si inconscient. Tu dis, des étoiles dans la voix, tellement serein que tu parles déjà presque endormi, que je serai une bonne mère... et je me revois -moi, des années plus tôt, adoptant le même discours auprès de celui qui m'était aussi néfaste que je peux l'être pour toi si ma part d'ombre prend le dessus... si je n'arrive plus à prendre le dessus sur ma part d'ombre. Toi, mon bel amour tout beau, tout nouveau, tellement sain et sauf... je vais te nuire.
Pourquoi crois-tu autant en moi?