mardi 15 novembre 2005

Voir Atala au tombeau et pleurer

Chaque fois c'est pareil. Je souris au cadre imposant et familier qui s'offre à moi au détour d'une salle, je m'assieds doucement sur le banc, sans le quitter des yeux, et soudain je suis démunie. Une émotion qui m'irradie de l'intérieur. Trois pauvres âmes. Leur expression me captive.
Lui, d'abord, figé dans sa douleur; l'amoureux inconsolable s'accrochant désespérément à ses jambes, l'étreignant avec douceur et fermeté à la fois, ne se résolvant pas à la laisser partir.
Le père, grave et digne, contenant son accablement alors qu'il dépose dans la tombe qu'il vient de creuser son enfant sans vie.
Et elle, l'air apaisé, belle pour seulement quelques heures encore, baignant dans une lumière blanche qui ne la réchauffera plus jamais.
Chaque fois c'est pareil. Je pleure.

J'AI PASSÉ COMME LA FLEUR
J'AI SÉCHÉ COMME L'HERBE DES CHAMPS
les_fun_railles_d_atala___girodet_trioson
Les Funérailles d'Atala, Anne-Louis Girodet-Trioson

Exposition Girodet au Louvre, jusqu'au 02 Janvier 2006

Posté par lagirouette à 18:01 - - Commentaires [10] - Permalien [#]


Commentaires sur Voir Atala au tombeau et pleurer

    c est etonnant

    la premiere foi ke je les vu je cru ke c ete une photo. je fu si fassiner ke je faillis ne pas voir les autres tableau(beau aussi).Mais c etait le plu beau tableau ke j ai vu de toute ma vie.
    J ai encore l image de ce magnifique tableau...

    Posté par rockiller, lundi 22 octobre 2007 à 18:03 | | Répondre
  • Je diagnostique...

    ... chez toi un syndrome de Stendhal. Celui qui devant les oeuvres d'art provoque des bouffées d'émotion tellement grandes qu'on peut en perdre connaissance.
    Mais cherche pas à en guérir.
    C'est une des plus belles maladies.

    Yoj'

    http://yojik.canalblog.com/

    Posté par Yojik, mardi 15 novembre 2005 à 18:40 | | Répondre
  • -> Yojik: c'est même tellement que du bonheur que je le cultive...

    Posté par la girouette, mardi 15 novembre 2005 à 19:49 | | Répondre
  • C'est sûr...

    ... qu'on est forcément plus ému par Atala que par Attali !

    Posté par Peter Parker, mercredi 16 novembre 2005 à 14:45 | | Répondre
  • -> Peter Parker: tu sors... tout de suite!

    Posté par la girouette, mercredi 16 novembre 2005 à 16:06 | | Répondre
  • Syndrome de Stendhal... Trop spé comme film...
    Je ne regarderai plus jamais ce tableau comme avant.

    Posté par Ob, mardi 22 novembre 2005 à 07:07 | | Répondre
  • je suis sans voix...

    difficile de décrire ce qui m'envahit en contemplant cette oeuvre...Il s'en dégage tellement d'émotion, de douceur, de souffrance,de pudeur, d'amour, de respect...et tant d'autres choses, qu'il serait vain et réducteur de vouloir commenter.
    Il y a des choses qui sont au delà des mots...alors place au silence et à la contemplation et surtout un grand merci à l'Artiste....

    Posté par Emma, lundi 14 août 2006 à 01:39 | | Répondre
  • je suis sans voix...

    difficile de décrire ce qui m'envahit en contemplant cette oeuvre...Il s'en dégage tellement d'émotion, de douceur, de souffrance,de pudeur, d'amour, de respect...et tant d'autres choses, qu'il serait vain et réducteur de vouloir commenter.
    Il y a des choses qui sont au delà des mots...alors place au silence et à la contemplation et surtout un grand merci à l'Artiste....

    Posté par Emma, lundi 14 août 2006 à 01:39 | | Répondre
  • =)

    Je l'ai vu aujourd'hui ce tableau et j'ai ressentis exactement la même chose que toi..

    Posté par alix, samedi 19 mai 2007 à 20:31 | | Répondre
  • Meme chose...

    Je viens de lire ton billet, et je n'ai pas pu m'empecher de laisser ce comm' ... J'adore cette peinture, et j'avoue etre resté plus d'une heure assis devant la première fois ou je l'ai vu, par hasard, en me promenant au Louvre. Il y a une telle profondeur et un tel romantisme qui se dégage de ce tableau...
    Par contre, la ou tu seras peut etre déçu, comme moi, c'est de connaitre l'histoire que raconte le tableau. Je m'attendai à toute autre chose. Voici un petit résumé (merci Wikipédia):
    Atala, ou Les Amours de deux sauvages dans le désert est un roman publié en 1801 par l'écrivain français François-René de Chateaubriand. Le vieil Indien Natchez Chactas fait au jeune Français René le récit de ce qu’il a vécu à vingt ans sur les rives du Meschacebé, le Mississipi. Chactas, fils adoptif d'un chrétien nommé Lopez, fut prisonnier, mais Atala, une jeune Indienne d’éducation chrétienne, le sauva. Ils s’enfuirent tous deux à travers la forêt et après y avoir longtemps erré rencontrèrent un missionnaire, le père Aubry, qui entreprit d’unir Chactas et Atala par les liens du mariage en convertissant Chactas au christianisme. Mais cette dernière considère comme un engagement définitif la consécration à la Vierge dont elle a fait l’objet. Refusant de rompre son engagement au profit de son amour pour Chactas, Atala choisit la mort.
    ...
    Personnellement, quand je revois le tableau, je préfère imaginer ma propre histoire que d'adhérer à l'originale pro-chrétienne a donf' ... Mais quoiqu'il en soit, meme si je ne pleure pas parce que je suis un homme et que ça pleure pas, un homme, et bien je demeure toujours très ému devant cette oeuvre.

    Posté par Darius, mardi 17 juillet 2007 à 11:00 | | Répondre
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