mercredi 3 décembre 2003

La bascule

Il y a un temps pour tout. Un temps pour pleurer, un temps pour refuser, un temps pour encaisser, un temps pour oublier.
Au milieu de tout ça arrive le temps où il faut savoir garder ses pensées pour soi. La difficulté réside en la capacité à déceler le moment où ce temps se pointe. Un bon indice peut-être, c'est lorsque que d'abord vous réalisez que vous radotez et que ressasser toutes ces choses ne vous fait pas avancer. Une preuve aussi: lorsque vous sentez que les gens qui vous écoutent depuis le début ne savent plus quoi vous dire, ou désespèrent que vous ne voyiez les choses du bon point de vue, qui est le leur, bien sûr...

Alors comme ça il est parti, et tout va bien. Pour lui.
Pour moi c'est la fin du monde. Et j'suis comme une boule de flipper comme chantait l'autre. Je ne sais même pas où je vais, je me suis retrouvée propulsée dans cette nouvelle situation, et je me découvre face à un paradoxe. Je sais que je ne peux plus vivre avec lui parce la douleur, la tension, la frustration, l'insatisfaction, le danger, la bataille,... Et pourtant j'en crève. Et pourtant je ne me dis pas qu'il valait mieux ça que maintenant.
Pourquoi alors cette souffrance dévastatrice?

Et c'est justement à force de parler que je commence à comprendre. Et comprendre, c'est accepter.


Et puis après les gens se désespèrent parce qu'on ne se range pas à leur avis. C'est fini, tourner la page, ne pas se mettre en situation d'attente, ne nourrir aucun espoir, et tous ces lieux communs.
Moi ce n'est pas comme ça que je vois les choses. Et puis j'ai vécu des trucs avant, je n'ai pas silloné toutes les routes, mais j'en ai traversées pas mal.
Alors maintenant je vais arrêter de parler de tout ça, et je vais suivre ma propre voie.
Advienne que pourra.

Posté par lagirouette à 22:52 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


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