jeudi 11 septembre 2003

Putain de merde

C'est un peu la merde dans ma vie en ce moment... peut-être en passe de le devenir pour de bon, peut-être pas.

7 ans et demi qu'on est ensemble.

J'ai réussi à le persuader d'à peu près tout. J'ai apprivoisé la bête sauvage. La première fois que je lui ai dit que je l'aimais, ça m'a échappé. Il m'a rétorqué -poignardée- de ne plus lui dire ça car il ne pouvait pas me le rendre.

"Parce que moi je ne t'aime pas."

Il ne voulait pas se marier. Pas d'enfant. Pas de projets.

Je savais qu'il se trompait complètement. Je savais qu'il m'aimait; que ce grand mec implacable, à la limite du cynisme parfois, prisonnier de sa carapace, était amoureux de moi.
Ca m'a fait bizarre. Ca m'a changé. Ca m'a plu. Jusque là gâtée dans mes relations, ne subissant la souffrance de la rupture qu'à travers la peine que je savais causer à celui que je plantais, pour une fois, c'était pas du tout cuit. Et je savais qu'il m'aimait.

7 ans et demi de bataille, de lutte incessante, d'engueulades, de réconciliations, de certitude. J'ai gagné du terrain sur ce qui me semblait être des priorités. J'en ai perdu dans des domaines plus insidieux, mais la concession m'apparaît à présent comme une défaite destructrice. Je suis fatiguée, je n'ai plus envie.
De l'amour, jamais de la passion. Je pensais être quelqu'un de modéré. Les envolées lyriques, très peu pour moi. J'aime avoir les pieds sur terre.

7 ans et demi et tout à coup, grosse crise. Et celle-là, pire que les autres. Celle qui débarque sans prévenir, sans cris, ni pleurs. D' avril a juillet on a essayé de faire un bébé. Le but de ma vie (n'ayons pas peur des raccourcis) enfin près de se réaliser. Avec celui que j'aime, dont je veux des enfants. Pas l'homme idéal, certes, mais quelqu'un que j'aime, que j'admire, et qui je sais sera un père formidable.

Et puis juillet, gros bordel. Je connais le(s) détonnateur(s), mais je ne sais pas quelles sont les vraies raisons. En surface ça semble évident. Bien sûr, tout n'est pas si simple.
Mais pourtant tout pourrait être si simple.
Et je pense à cet constation chez ma psy, il y a quelques années quand j'avais démarré une thérapie.
Je suis là, en bas de cet arbre, après des générations de reproduction du même schéma. Et c'est à moi d'interrompre ou de péréniser tout ça. Incrédulité mais belle satisfaction à l'époque, petit sourire en coin, terrorisée mais sure de moi, sure d'avoir les clefs en main.

Mais putain je fais quoi là? Je sape ou je construits? Depuis juillet je me pose cette putain de question, et je n'arrive toujours pas à y voir clair.
Et donc, alors quoi? Sape ou construction tout ce temps à hésiter et tergiverser, c'est du temps perdu non? Je veux dire, la vie n'attend pas, les jours passent, et les mois, et les années défilent encore plus vite.

C'est quoi que je me fais là? La sacro-sainte crise de la trentaine?... Laissez-moi rire, je ne sais jamais quel âge j'ai! Je suis toujours obligée de calculer le nombre d'années entre ma naissance et l'année actuelle lorsqu'on me demande mon âge.
Sauf cette année. Bizarrement, quand on me demande, je sais immédiatement que j'ai 29 ans.

Depuis juillet, on prend nos précautions. A mon initiative. Le monde à l'envers! Putain de bordel de merde.

Posté par lagirouette à 22:28 - - Commentaires [0] - Permalien [#]


Commentaires sur Putain de merde

Nouveau commentaire